Collaborations antérieures

 

Depuis de nombreuses années, les collaborations scientifiques sont nombreuses, impulsées, en particulier par l’appel d’offre du CPER 2007-2013.

Sans être exhaustif, les principales collaborations scientifiques existantes concernent trois programmes du CPER 2007-2013. Ces trois programmes s’inscrivent dans le programme 12 du CPER, « Patrimoine et territoires » qui précise : « La notion de territoire recouvre une multitude d’appropriations, individuelles, qui engendrent des rapports spécifiques d’appartenance entre l’habitant, les structures qu’il anime et l’espace habité. Structuré en aire géographique continue ou en réseaux physiques ou sociaux, le territoire désigne des modes d’utilisation, d’organisation, de gestion d’un espace par un individu, ou par un groupe, des structures productives ou d’appui, sur des temps plus ou moins longs, générateurs de continuités, de mutations ou de ruptures historiques.

Dans ce contexte, il s’agit d’identifier et d’analyser la structuration des relations hommes/territoires spatio-temporelles, dans leurs dimensions financière, socio-économique, historique, tant individuelles que collectives. Tout en cherchant à réduire la complexité des évaluations patrimoniales, les travaux portent sur la dynamique et l’évolution des territoires et du patrimoine, s’appuyant à la fois sur les espaces de la région Poitou-Charentes et sur les échanges interrégionaux à l’échelle de l’Europe, hier et aujourd’hui ».

Ces trois programmes sont :

– a) « Trajectoires et restructurations : relations entre politiques publiques et trajectoires socio-spatiales des territoires » (Icotem/Crief) , dirigé par Y. Jean, O. Bouba-Olga en collaboration avec D. Royoux (Icotem) et P. Chauchefoin (Crief) ;

– b) « Trajectoires et restructurations : nouvelles mutations des relations rural-urbain » (Icotem) dirigé par S. Arlaud, Y. Jean, D. Royoux, en collaboration, entre autre, avec D. Rochard et J-M Gilardeau (Cerete).

– c) « Trajectoires et restructurations : évolution des paysages et des patrimoines du Centre-Ouest (Gerhico/Icotem), dirigé par J. Péret.

1 « L’action « Trajectoires et restructurations des territoires » (P12.2.) concerne les relations entre les politiques publiques et les trajectoires socio-spatiales des territoires. Cette approche diachronique des territoires met en évidence des facteurs discriminants explicatifs des dynamiques inégales et analyse les impacts des politiques territorialisées sur les trajectoires territoriales. Elle vise à analyser les stratégies des acteurs publics et privés en rapport avec l’articulation entre démocratie par délégation et démocratie participative (en particulier au niveau des espaces de la Région Poitou-Charentes) ».

Afin de mener une analyse transversale et de rechercher les points communs à la genèse et l’évolution des politiques publiques territorialisées, la thématique retenue devait permettre d’intégrer dans l’analyse ses rapports aux autres domaines étudiés dans le but de croiser les questionnements. Au regard des conditions précédemment citées, la thématique retenue est celle du développement touristique. Les objectifs de cette étude sont :

– l’étude de l’évolution des référentiels techniques mobilisés par les acteurs afin d’élaborer les politiques publiques ;

– l’analyse des relations existantes entre les différents acteurs notamment, horizontales et verticales. L’étude des modalités de coordinations et de gouvernance en ce qui concerne la gestion des compétences au sein des territoires est privilégiée ;

– la reformulation du problème posé par les acteurs et sa déconstruction au regard des recherches en sciences humaines : analyse des actes et des paroles des acteurs par rapport à un problème donné, ainsi que les limites qu’ils perçoivent à leurs actions ;

– l’analyse de la manière dont les politiques publiques territorialisées mutent au regard des objectifs politiques fixés par les échelons supérieurs (régions, Etat, Europe). Cela conduit à examiner la manière dont les acteurs s’octroient ou non des marges de manoeuvre pour s’inscrire dans des projets originaux face au déterminisme des normes de financements mises en place par les échelons supérieurs ;

– l’analyse des modes de gouvernance sollicités lors de la mise en place de la politique publique : analyse des différents modes de gouvernance (articulation entre la démocratie par délégation et la démocratie participative) et des modalités d’animation mobilisées par les décideurs publics.

2 Le second programme du CPER , « Restructurations des territoires du Centre-Ouest » (P12.2.2.), inclut deux opérations :

d’une part une approche analytique des nouvelles mutations des relations rural-urbain (P12.2.2.1) à travers laquelle il est suggéré que, face à l’impossible adéquation entre territoire fonctionnel et territoire institutionnel, les acteurs locaux inventent de nouveaux territoires de la décision. L’action vise ainsi à identifier et à mettre en perspective, en particulier au niveau de la Région Poitou-Charentes, les tentatives que les acteurs développent afin d’instaurer de nouvelles relations urbain-rural. D’autre part, une approche historique de l’évolution des paysages et des patrimoines des territoires du Centre-Ouest (P12.2.2.2.), qui vise à comprendre l’évolution, depuis le Moyen-Age jusqu’à aujourd’hui, des paysages régionaux : géohistoire des constructions, des reconversions des paysages comme éléments du patrimoine, des ruptures temporelles et spatiales. Elle s’inscrit comme élément de support scientifique à la politique d’excellence environnementale souhaitée par la Région Poitou-Charentes, notamment à travers la réalisation d’un atlas dynamique des paysages régionaux, accompagné d’un texte d’analyse » (Rapport mi-parcours du CPER, juin 2010).

2.1 Le programme « Trajectoires et restructurations : nouvelles mutations des relations rural-urbain » croise six entrées thématiques et cinq domaines conceptuels : Les 6 thèmes :

– les mutations démographiques appréhendées sous l’angle de la circulation des habitants, de la diversité des mobilités, du multi-résidentialisme, envisagées sur le temps long ;

– les changements dans les usages et les conflits du foncier dans le domaine de l’agriculture ;

– les dynamiques économiques, la circulation des produits et les nouvelles relations entre l’urbain et le rural ;

– les types d’habitat et les modes d’habiter et leur singularités ;

– les évolutions des activités non-agricoles dans les espaces ruraux et périurbains (artisanat, petites industries, commerces, services)

– Les territoires de l’immatériel.

Les 5 entrées conceptuelles :

– Les perceptions et représentations de la ville et de la campagne ;

– La prospective et l’adaptation des politiques publiques aux enjeux géographiques, économiques et sociaux repérés lors de l’analyse.

– Les flux et circulation, leur sens socio-spatial.

– Les catégories socio-spatiales anciennes et nouvelles, traduites en termes d’inégalités socio-spatiales et de gradients, qui renvoient aux concepts de distances et de continuités/discontinuités.

– Enfin, la question de l’observation (indicateurs, référentiels) et de la représentation graphique des phénomènes observés.

Quatre séminaires ont été organisés :

– un premier séminaire centré sur le thème de l’habiter. Dans les recherches menées sur les modes d’habiter, un thème est particulièrement sous-exploité, celui des effets de « contexte ». Paradoxalement, alors que les géographes sont prompts à évoquer, pour expliquer la différenciation des modes d’habiter, le poids des déterminismes sociaux, la place occupée dans le cycle de vie, le genre ou les logiques individuelles, ils interrogent assez peu l’impact du contexte spatial de résidence sur les pratiques spatiales des individus, objet davantage étudié par les sociologues (Authier, 2001). Dans une société urbanisée, selon une intensité variable, les géotypes d’urbanité (Lévy, 1994 ; Lussault, 2003) fournissent une nomenclature a priori pertinente pour appréhender ces contextes spatiaux. En effet, en fonction de sa densité et de sa diversité morphologique, fonctionnelle ou sociale, chaque géotype de résidence (central, péri-central, suburbain, périurbain, rural, etc.) impose des contraintes et livre des ressources susceptibles d’orienter les pratiques et les représentations citadines, donc les manières d’habiter ;

– le second séminaire co-organisé avec l’IAAT a permis de travailler sur les problématiques liées aux espaces périurbains, ce tiers espace, entre ville et campagne, à partir des travaux de la DIACT, animés par Martin Vanier de l’Université de Grenoble, support du séminaire ;

– le troisième séminaire, avait un double objet : analyser d’une part, les facteurs explicatifs de localisation des ménages et des entreprises dans des espaces de faible densité, et d’autre part, la thématique des circulations résidentielles ;

– un quatrième séminaire a permis de définir la seconde phase du programme. Nous avons défini deux transects afin d’analyser les relations rural-urbain. Les deux transects retenus sont : Poitiers –Chauvigny – Montmorillon – La Trimouille, soit une coupe qui part d’une ville moyenne, capitale régionale et qui va vers un espace rural de faible densité en traversant deux petites villes ; le second transect part de Poitiers en direction de Saint-Jean d’Angely, en traversant des espaces ruraux sous influence urbaine et structurés par des bourgs-centres. L’analyse mobilise une approche quantitative à partir de l’élaboration de cartes…et une analyse qualitative par entretiens semi-directifs sur 6 à 7 lieux de chaque transect afin d’appréhender les évolutions spatiales sous l’angle particulier des mutations des relations villes-campagnes depuis vingt ans. Cette phase sera suivie d’une analyse des politiques publiques et des stratégies des acteurs afin de cerner l’adéquation ou les décalages entre les enjeux territoriaux repérés et les projets de territoire développés par les structures intercommunales – communautés d’agglomération et communautés de communes -.

2.2 Le programme « Trajectoires et restructurations : évolution des paysages et des patrimoines du Centre-Ouest » (Gerhico/Icotem), dirigé par J. Péret a pour finalité la construction d’une base de données intégrant toutes les cartes anciennes et contemporaines intégrant des éléments du paysage du Centre-Ouest, réflexion sur le concept de paysages dynamiques à travers journées d’études et réunions. Ce programme associe le travail d’historiens (J. Péret, Th. Sauzeau, F . Vigier pour Gerhico) et de géographes (M. Périgord, D. Peyrusaubes, M. Taabni, B. Thibaub pour Icotem, futur Ruralites). Les travaux effectués pour 2007-2010 ont consisté à :

– rassembler un corpus de plus de 500 cartes anciennes avec notices (vacations), la mise en place d’une base de données et la construction d’un site web avec la société Picto mis en fonctionnement en juin 2010, ouvert au public et en même temps instrument de travail et de recherche pour le groupe de travail ;

– dans le même temps, organisation en 2008 et 2009 de deux journées d’études (à la MSHS de Poitiers) sur le paysage à l’épreuve de la géo-histoire et en 2009 sur les paysages de marais dans le marais poitevin avec publication des actes des deux journées ;

– dans la perspective de la publication d’un atlas dynamique des paysages du Centre-Ouest, choix d’une série de sites test (suivi de fleuves, routes, littoral, sites représentatifs des différents paysages) sur lesquels est actuellement réalisée la superposition des cartes anciennes et des représentations iconographiques permettant de saisir l’évolution des paysages sur la longue durée du XVII° siècle à nos jours. Les résultats atteints à mi-parcours par rapport aux objectifs fixés :

– résultats atteints quant à la base de données, aux fiches techniques, à la construction d’un site web de qualité avec la rédaction des premières fiches ;

– la base de données de cartes anciennes et la méthode sont utilisées dans le cadre de l’ANR « construction et protection des littoraux » (sd T. Sauzeau) et tout récemment ont été utilisées comme éléments d’expertise suite à la tempête Xynthia (commande de la Région Poitou-Charentes)

Dans le cadre de ce programme, Michel Périgord a rédigé la synthèse (67 p.) de la Journée d’études du 20 mars 2008, intitulée : « Paysages et patrimoine du Centre-Ouest », et a présenté à cette occasion une communication intitulée : Le paysage à l’épreuve de la géohistoire.

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